Un éminent expert du paquebot a récemment découvert des preuves qu’un « mirage » était sans doute la cause du célèbre accident le Naufrage du TitanicTim Maltin a passé six longues années à compulser des dossiers qui n’avaient jamais été étudiés auparavant. Une brume créée par les courants d’air aurait provoqué une illusion d’optique, semblable à l’effet de flou vu sur une route au cours d’une journée caniculaire.

M. Maltin a analysé de précédents relevés météorologiques inédits, récupérés à partir de journaux de bord de plus de 75 navires qui avaient navigué la semaine où le paquebot a coulé, le 15 avril 1912, tuant plus de 1500 personnes. Un ensemble unique de conditions météorologiques a provoqué une courbure anormale de la lumière connue sous le nom de « super réfraction », un des types de réfractions atmosphériques.

Malgré les conditions très claires ce soir-là, le mirage de l’horizon a dissimulé l’iceberg et a empêché les guetteurs de le repérer à temps lors du voyage inaugural du navire, de l’Angleterre à New York, entraînant alors la fatale collision.
L’illusion aurait également été susceptible de masquer les signaux de détresse, envoyés par l’équipage condamné, de la vision des navires à proximité : « Pendant des années, les guetteurs du Titanic n’ont pas été crus quand ils disaient que l’iceberg est sorti de la brume par cette nuit claire, mais nous savons maintenant qu’ils disaient la vérité. Dans le passé, diverse théorie, comme celle d’un capitaine ivre ou d’un acier composant le navire, qui n’aurait pas été assez bon, ont été proposées, mais elles ont toutes été réfutées. ».

Cette théorie avait déjà été évoquée au cours d’une enquête du gouvernement britannique en 1992 mais personne n’était allé jusqu’au bout du raisonnement. M. Maltin s’est déplacé sur l’ensemble du globe pour analyser les données météorologiques, les récits des survivants et les livres de bord à partir de 1912. Il en a conclu que l’eau froide du courant du Labrador était arrivée » très tôt sur le lieu de l’accident du Titanic, refroidissant l’air chaud du Gulf Stream, de bas en haut,, créant ainsi une forte inversion, thermique, où l’air chaud se situe au-dessus de l’air froid, courbant ainsi la lumière.

Pour la vigie du Titanic, l’horizon serait apparu plus élevé qu’à’ la normale pour déguiser les contours de l’iceberg. Ce type de phénomène serait assez commun dans les zones d’eaux froides, comme le courant du Labrador « L’air chaud plus haut a également affaibli la portée des fusées de détresse du Titanic, en ajoutant à la confusion sur ce qui a été vu. »