Travailler à l’international est une formidable expérience. Chaque année, de nombreuses personnes font le choix de s’expatrier au Royaume-Uni dans le cadre de leur vie professionnelle. Si le voisin britannique offre un marché de l’emploi plutôt prospère, obtenir un visa de travail pour s’y installer est devenu nettement plus difficile depuis le Brexit.

S’expatrier au Royaume-Uni, comment s’y préparer ?

À moins que vous ne recherchiez un poste non qualifié, la maîtrise de l’anglais est primordiale si vous avez le projet de vous expatrier au Royaume-Uni. Pour améliorer votre maîtrise de la langue de Shakespeare, vous avez la possibilité de bénéficier de cours d’anglais avec le Compte Personnel de Formation. Mis en place lors de la réforme datant de 2015, le CPF (Compte Personnel de Formation) permet aux individus actifs sur le marché du travail de cumuler des droits à la formation mobilisables à tout moment lors de la vie professionnelle. Il se destine aussi bien aux salariés du secteur privé qu’aux demandeurs d’emploi. Si un salarié travaille à temps plein, son CPF est crédité à hauteur de 24h par année d’activité. Depuis la réforme, c’est en euros que les CPF sont crédités.

Les personnes concernées peuvent avoir accès à des formations financées en partie ou en intégralité par le CPF. Pour y accéder, il suffit de se rendre sur son espace personnel afin de consulter les droits qui ont été acquis. Un ensemble de formations dites « éligibles » sont disponibles. Ainsi, apprendre ou développer sa maîtrise de l’anglais est une possibilité offerte par le CPF. Pour être en mesure de s’expatrier au Royaume-Uni dans le cadre de sa vie professionnelle, c’est une condition strictement requise.

Royaume-Uni : un marché très porteur

Le Royaume-Uni se distingue par un marché de l’emploi globalement prospère. Les grandes villes en particulier, ainsi que la région Sud-Est de l’Angleterre, présentent une économie en perpétuelle croissance. Néanmoins, la situation n’est pas homogène à l’échelle du pays. Certaines régions sont davantage en difficulté. Les grandes villes, telles que Londres, Manchester, Édimbourg ou encore Liverpool, offrent un marché de l’emploi florissant. Certains secteurs au Royaume-Uni sont très porteurs : Les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC), les secteurs pharmaceutiques et biotechnologiques ainsi que l’industrie des énergies renouvelables recrutent massivement. Les français peuvent également être sollicités dans le cadre de la Gastronomie, l’enseignement ou encore l’informatique.

Pour trouver un travail, il est possible de s’orienter vers les sites internet de recherche d’emploi ainsi que les réseaux sociaux professionnels. Avant toute chose, il est nécessaire de traduire son CV en anglais. Ensuite, il suffit de postuler aux emplois qui vous intéressent. Pour rechercher un emploi, il est possible d’utiliser les différents filtres mis en place : secteur géographique, type de contrat, salaire, temps de travail, qualification… Il existe également des agences nationales de l’emploi dans lesquelles il est possible de s’inscrire.

Quelles sont les conditions de travail au Royaume-Uni ?

À la suite du Brexit, les français souhaitant travailler au Royaume-Uni doivent obligatoirement se munir d’un visa de travail. Pour obtenir le précieux sésame, il faut respecter un certain nombre de critères, parmi lesquels figure la maîtrise de la langue anglaise. Pour obtenir un visa de travail, un système de points a été mis en place. Les candidats doivent obtenir 70 points pour être en mesure de travailler au Royaume-Uni. 10 points sont consacrés à la maîtrise de l’anglais. Le niveau requis est le niveau B1, ce qui signifie une maîtrise intermédiaire de la langue. Si le candidat parvient à totaliser les 70 points nécessaires, il obtient un visa dont la durée peut être équivalente à 5 ans. La demande de visa a un coût qui varie en fonction de la durée de séjour. Ce prix va de 610 à 1 220 livres sterling par personne.

Si vous parvenez à obtenir un visa de travail, sachez que le marché de l’emploi au Royaume-Uni est très flexible et ouvert sur l’international. Les salariés peuvent être facilement licenciés, mais aussi plus facilement embauchés. Le temps de travail maximum est de 48 heures hebdomadaires. Le salaire minimum varie en fonction de l’âge des employés. Plus le salarié est âgé, plus son salaire minimum augmente. Au Royaume-Uni, la durée de congés payés est de 5 à 6 semaines. Les employés bénéficient également d’une indemnité de maladie ainsi que d’un congé de maternité équivalent à 52 semaines. Les employés sont prélevés chaque mois directement sur leur salaire dans le cadre de la sécurité sociale. Ce prélèvement équivaut à environ 20 % du montant du salaire.