L’Europe a créé une zone de monnaie unique: la zone Euro. Mais cette décision de réaliser une union monétaire a présenté des lacunes c’est à dire une association sans union budgétaire et fiscale. Certains pays de la zone euro ont des difficultés à se ressaisir suite aux conditions financières imposées pour l’admission dans cette nouvelle zone économique.

La Grèce est un pays qui fait partie de la Zone Euro. Le pays qui était en récession depuis 2008, a subi plusieurs manifestations suite à la défaillance économique que subit le pays.

La crise économique en Grèce était prévisible. Mais les gouvernements qui se sont succédé ont systématiquement fermé les yeux et cela a culminé avec les élections remportées en janvier 2015 par le parti d’extrême gauche Syriza, dirigé par Alexis Tsipras, a débuté en 2009.

2009

Après les élections de 2009, le gouvernement du Pasok socialiste, a dénoncé les erreurs de l’exécutif précédent qui avait couvert le déficit des recettes par rapport aux dépenses, l’écart est de 12 milliard d’euros de déficit et de produit intérieur brut.

2010

En ce début d’année 2010, la crise est analysée avec inquiétude par les autres pays de la zone euro. Les agences de notation donnent une évaluation fortement négative de la dette souveraine de la Grèce. La crainte est que la dette, qui produit des taux d’intérêt très élevés, implique aussi d’autres pays commerçant avec la Grèce et détenant une partie de sa dette.

L’Allemagne, qui a fortement profité du marché grec et a tout intérêt à ce que la Grèce ne fasse pas « faillite », commence à soulever certaines questions, poussant le gouvernement à procéder à de très lourdes réductions des dépenses publiques.

La France par contre, concernant les banques françaises créancières de la Grèce s’étaient engagées auprès du gouvernement français pour conserver à échéance leurs titres souverains grecs . Selon Nick Hill des institutions financières France et Benelux , les banques françaises figurent parmi « les mieux notées en Europe » et que, « même si une dégradation devait avoir lieu, elles resteraient parmi les établissements les plus solides ».

2012

Deux ans plus tard, en 2012, l’Union européenne autorise un nouveau cycle d’aide économique, mais fait contrepoids à la nécessité de réduire davantage la dette publique. En conséquence, la Grèce s’enfonce encore plus profondément dans une crise économique et sociale incontrôlée et les détenteurs de dettes publiques subissent une réduction significative de la valeur nominale de leurs titres.

2015

Le nouveau gouvernement de Tsipras, qui s’oppose à l’austérité demande l’annulation de la dette, après avoir été élu. Ce gouvernement utilise une double stratégie : il est proposé aux créanciers de la dette d’échanger les nouvelles obligations d’État liées aux réformes qui devraient conduire à la croissance économique contre des obligations de la dette ; tandis qu’à Bruxelles, on demande la réduction de la dette.

En 2015, la dette est toujours entre les mains des institutions et des gouvernements, donc si la Grèce décide de sortir de l’euro, les premiers perdants seront les États qui détiennent les titres de créance les plus élevés en valeur. Les pays les plus exposés sont l’Allemagne (60 milliards), la France (46 milliards) et l’Italie (40 milliards).