Après la deuxième guerre d’indépendance, l’Italie avait été faite mais n’était pas complète : la Vénétie, le Tyrol (Trentin), Trieste – tous trois aux mains des Autrichiens – et enfin Rome, qui était aux mains du pape Pie IX, manquaient encore. Victor Emmanuel II a décidé de soutenir une campagne militaire d’annexion de la Vénétie plutôt que de se préoccuper de la question romaine (la controverse débattue lors du Risorgimento sur le rôle de Rome, siège du pouvoir temporel du pape mais en même temps capitale du royaume d’Italie, qui fut ensuite résolue en 1870 avec la prise de Rome), car il était conscient que Napoléon III ne soutiendrait jamais une attaque sur Rome. En effet, la question est comment se déroule la troisième guerre indépendance Italie ?

La guerre indépendance Italie : l’alliance italo-prussienne

En même temps, le Premier ministre prussien Otto von Bismarck avait l’intention de faire la guerre à l’Autriche afin d’obtenir une plus grande présence et visibilité dans les Etats allemands ; il cherchait un allié et, connaissant la question de la Vénétie, proposa à Alfonso La Marmora, chef du gouvernement italien, un accord de compréhension maximale.

Bismarck, un homme très rusé et cynique, savait que l’opinion de Napoléon III pesait lourdement sur la position italienne, il proposa donc à cette dernière un accord d’alliance qui fut accepté ; l’Italie fut ainsi convaincue et rassurée par la France qui avait confirmé le pacte, lequel prévoyait que si l’Autriche l’attaquait, l’armée française viendrait à son secours ; Ainsi, le 8 avril 1866, le traité d’alliance entre Bismarck et La Marmora a été signé à Berlin (l’alliance a conduit à la guerre austro-prussienne qui, sur le front italien, a pris le nom de troisième guerre d’indépendance).

L’Autriche prend conscience de l’accord et, imaginant qu’une guerre serait catastrophique, propose le passage de la Vénétie à l’Italie ; les Italiens et La Marmora in primis, hésitent devant un tel « cadeau », mais la Prusse n’attend pas et attaque l’Autriche au nord ; l’Italie à son tour, d’après les accords conclus, doit intervenir en faveur de l’allié et ainsi le 20 juin 1866 déclare la guerre à l’Autriche.

La troisième guerre d’indépendance italienne

Le 23 juin, les troupes se préparent à l’assaut de la Vénétie ; le 24 juin 1866 a lieu la première rencontre entre les deux armées qui a lieu à Custoza (Vérone), l’Italie attaque sous les ordres de La Marmora ; après quelques heures de bataille, l’armée italienne est contrainte de vaincre et de se replier derrière l’Oglio et le Panaro.

Après ces débuts malheureux, Garibaldi, qui avec ses volontaires, a été le protagoniste des opérations dans le Val Vestino (dans la région de Brescia) et de l’invasion du Trentin.

C’était des journées très chaudes et très chaudes. Le peuple de Garibaldi accumule les victoires sur les victoires et les territoires conquis, après la bataille de Monte Suello le 2 juillet 1866 ; quelques jours plus tard, Garibaldi et les volontaires sont vaincus dans la bataille de Vezza d’Oglio. Parallèlement à ces guérillas, le 20 juillet 1866 se déroule la bataille navale de Lissa, sur la mer Adriatique, entre la marine italienne sous le commandement de Carlo Pellion di Persano et la marine autrichienne avec Wilhem von Togetthoff à la tête des Autrichiens. La bataille a eu comme épisode principal mais aussi comme épilogue, le naufrage du roi d’Italie après le éperonnage subi par le navire autrichien.

guerre indépendance Italie : la fin du conflit

Après cette douloureuse défaite, la fin de la troisième guerre d’indépendance italienne était proche, en fait peu de temps après, précisément le 12 août 1866 avec l’armistice de Cormons, la fin des hostilités entre l’Italie et l’Autriche était établie.

Quelques jours auparavant, le 9 août, à 6 heures du matin, le général La Marmora avait télégraphié à Garibaldi, bien représenté dans le Tyrol, l’ordre de retirer les troupes et ses volontaires. La réponse du général est arrivée de Buzzecca quelques heures plus tard, elle était essentielle et cynique, à tel point qu’elle est restée dans les mémoires comme l’une des citations historiques les plus célèbres : « J’obéis ».

Ces épisodes ont été suivis par le traité de Vienne, un accord signé le 3 octobre 1866 par l’Italie et l’Autriche sous la supervision de la France – et donc de Napoléon III – avec lequel la fin de la guerre a été officiellement déclarée ; avec ce traité, la Vénétie et le Frioul ont été cédés indirectement par l’Autriche à l’Italie, parce que le passage s’est d’abord effectué de l’Autriche à la France, qui à son tour a transféré la Vénétie à l’Italie ; cela s’est produit parce que l’Autriche a refusé d’avoir des accords diplomatiques directs avec l’Italie ; le passage officiel de la France à l’Italie a eu lieu le 19 octobre 1866. Le royaume d’Italie s’est donc trouvé enrichi d’une province, franchissant ainsi un pas supplémentaire vers l’unité nationale.