La restructuration d’une entreprise peut résulter d’une volonté de répondre soit à une nouvelle stratégie soit à des exigences résultant de la conjoncture. Elle consiste généralement en une réorganisation de l’entreprise. De ce fait, elle implique un changement de l’environnement de travail et doit donc être exécutée correctement pour ne pas avoir une incidence négative sur l’avenir de l’entreprise.

Procéder à un diagnostic de restructuration d’entreprise

Avant même de penser à la mise en place d’un dispositif de management de transition pour la restructuration d’entreprise, il serait judicieux de faire un état des lieux. Cela permet de prendre la mesure de la situation et d’identifier clairement les causes probables. Il peut ressortir de cela que l’offre de votre entreprise n’est plus adaptée au marché ou que votre besoin en fonds de roulement dépasse vos liquidités. Il peut aussi être question d’une mauvaise gestion de l’entreprise, d’une concurrence beaucoup trop forte ou des effets d’une crise sanitaire ou économique. Après la réalisation de ce diagnostic, il est important de concevoir un bon plan d’action, accompagné d’un dispositif de suivi du déroulement de l’ensemble du processus.

Pour ce faire, il est crucial que le manager de transition ait une vision générale de l’organisation et du fonctionnement de l’entreprise. Il doit tenir compte des difficultés que rencontre l’entreprise, de l’évolution du marché et des attentes des clients. En outre, vous devez analyser l’importance de chaque poste afin d’identifier et de conserver les employés dont les compétences seront utiles pour la suite. Pour maximiser vos chances de réussite, le bilan prévisionnel et le business plan sont des outils qu’il ne faudrait pas négliger.

Œuvrer pour réduire l’impact sur les employés

Il est souhaitable que l’employeur informe ses salariés de sa décision de restructuration, puisqu’elle aura une incidence directe sur ces derniers. Ainsi, il vous faut réfléchir à la manière, au lieu et à ce que vous devrez leur dire. Pour les aider à accepter la situation, il est recommandé d’organiser des réunions d’information et de leur expliquer dans la mesure du possible les raisons qui motivent cette décision. Il vous faudra certainement gérer avec tact les éventuelles expressions d’émotions fortes ou la résistance qui pourraient en découler. Généralement, la grande majorité des salariés sera assez compréhensive et continuera le travail de son mieux. La direction générale devra donc veiller à garantir le plus possible un environnement de travail, professionnel et bienveillant durant tout le processus. Cela permettra de réduire la perte de repères qu’engendrerait le changement et par ricochet vous minimiserez les risques psychosociaux.

Quelles sont les techniques de restructuration d’entreprise ?

Il convient de préciser au préalable que la baisse du chiffre d’affaires est l’un des premiers signes qui mettent en exergue les difficultés au sein d’une entreprise. L’amélioration de la rentabilité est donc l’un des principaux objectifs des différentes actions à mener. Dans ce cadre, vous avez la possibilité :

  • D’influer sur le fonds de roulement de l’entreprise en réduisant le niveau de vos stocks ;
  • De remodeler les délais de paiement de vos clients et demander des possibilités d’étalement des paiements des dettes, en ce qui concerne vos fournisseurs ;
  • De suspendre ou de résilier les abonnements qui ne sont pas véritablement utiles au bon fonctionnement.

Vous pouvez également utiliser de nouveaux apports financiers, pour faire augmenter votre capital. Pour ce faire, vous pouvez intégrer de nouveaux associés au comité de direction. Cela vous permet de disposer de plus de fonds propres. Dans le même temps, vous pouvez agir dans le sens inverse en réduisant votre capital. L’intérêt de cette technique réside dans le fait qu’elle permet d’exercer un contrôle de gestion sur le capital social et sur les capitaux propres. De plus, vous disposez de la technique dite du coup de l’accordéon. Elle consiste à réduire le capital à zéro puis à l’augmenter. Pour ce qui est de la modification du fonctionnement de l’entreprise, les techniques de scissions d’activités, d’apport partiel d’actifs et de fusions d’activités seront certainement d’une grande aide.

Les mesures et procédures préventives

En plus des procédés de traitement qui doivent être menés sous la supervision du directeur administratif, l’employeur peut demander l’ouverture d’une procédure de mandat ad hoc. Il s’agit d’une technique d’une grande souplesse par laquelle vous saisissez le président du tribunal de commerce, ou du tribunal de grande instance pour qu’il désigne un mandataire ad hoc. Cette mesure est généralement prise en amont à une procédure de conciliation ou de sauvegarde. Pour une prise de décision judicieuse, il est conseillé de prendre contact avec cabinet de conseil spécialisé dans le domaine. En outre, s’il s’avère que l’entreprise est en état de cessation des paiements, vous devez enclencher une procédure de redressement judiciaire. Elle démarre souvent par une période d’observation et dure au maximum 18 mois. Enfin, lorsqu’aucun redressement n’est possible, vous devez lancer une procédure de liquidation judiciaire.