Les grands félins ou fauves ne sont pas un groupe biologique unique. Cette appellation englobe le Don, le tigre, le jaguar et le léopard, le guépard, le couguar, le léopard des neiges et la panthère nébuleuse (un autre léopard). Les trois types de léopard appartiennent en fait à trois genres différents et ne sont pas très proches, malgré leurs apparences très similaires.

Les grands fauves sont tous des prédateurs du sommet de la chaîne alimentaire, qui chassent les grands mammifères en alliant un camouflage naturel à des muscles puissants.

Parmi les mets de choix, les antilopes ont tendance à être très rapides car elles galopent sur «la pointe des pieds», ce qui leur permet de longues foulées. Les félins sont dans l’impossibilité de les imiter car ils ont des griffes au lieu de sabots, qu’ils doivent rétracter afin qu’elles restent aiguisées. Pour intercepter les animaux à sabots, ces grands chats courent alors en fléchissant leur colonne vertébrale entière, ce qui allonge efficacement leur foulée. C’est une technique qui demande beaucoup d’énergie et le félin ne peut donc courir vite bien longtemps. Ce handicap le pousse à être discret dans l’approche et brutal dans l’attaque. Là où un loup peut poursuivre sa proie jusqu’à l’épuisement de celle-ci, un couguar va sauter sur le dos de sa victime et lui briser la colonne vertébrale en une morsure.

Le rugissement d’un félin est un son produit par les parois de son larynx particulièrement allongé, qui vibre lorsque le fauve exhale. Mais ne rugit pas qui veut : le couguar, le guépard et le léopard des neiges préfèrent émettre une variété d’autres bruits, parmi lesquels des miaulements, cris et grognements.

Tous les félins sont capables de grimper aux arbres. Les léopards sont les plus forts à ce jeu : en effet, un mâle adulte peut hisser une jeune girafe sur six mètres dans un arbre ! Cet atout permet aux fauves de protéger leur déjeuner de la convoitise des hyènes et autres meutes de charognards.

En voyant ces bêtes magnifiques, nous avons tendance à croire qu’elles sont «parfaitement adaptées». Pourtant, chasser du gros gibier est extrêmement difficile et tous les prédateurs en haut de la chaîne alimentaire sont perpétuellement au bord du gouffre. S’ils n’étaient pas brutalement opportuns, ils ne pourraient tout simplement pas survivre.