Durant l’année 2014, pas moins de 17 000 camping cars ont été vendus en France. L’hexagone occupe la deuxième place derrière l’Allemagne en termes de popularité de ce type de véhicules, surtout auprès des seniors. Ces modèles de camionnettes aménagées pour les vacances sont parfois très sophistiqués, voire luxueux pour certains. D’après les statistiques, un camping car est utilisé deux mois par an en moyenne. Il offre un confort de voyage réel, propice à la détente et son prix s’en ressent. Les acheteurs ont par conséquent besoin de souscrire un emprunt pour réaliser leur rêve.

Le crédit affecté : une solution sur mesure

Un camping car peut représenter une somme de 55 000 euros quand il est neuf. En version d’occasion, un tel véhicule peut voir son prix descendre à 25 000 euros, soit une dépense qui reste quand même conséquente pour la plupart des personnes intéressées par ce bien. Un crédit camping car permet d’acquérir ce véhicule à des conditions qui s’avèrent avantageuses. Le paiement des échéances ne débute qu’une fois le bien livré à l’acheteur. En outre, les taux de ce crédit sont relativement peu élevés. L’organisme prêteur connaît l’objet de l’emprunt et la garantie dont il dispose et il diminue ainsi le risque qu’il prend en avançant la somme nécessaire. Il peut en effet faire saisir le camping car si le remboursement des traites à payer n’est pas honoré. De son côté, l’acquéreur n’est en rien dépendant du vendeur. Il lui est possible de se dégager de la transaction s’il n’est pas en mesure de la mener à bien. Si le vendeur a réclamé une avance et que l’acheteur fait machine arrière dans le délai légal de 14 jours, l’acompte versé doit lui être restitué. Le contrat de prêt est précis et adapté au crédit camping car.

Les conditions de la LOA

Il s’agit de la location avec option d’achat, une autre des solutions possibles pour financer son futur véhicule de loisirs. La LOA ne concerne que l’achat potentiel d’un camping car neuf. Cette formule de leasing est plutôt proposée par les concessionnaires de ce type de véhicules. Le camping car convoité peut donc être loué pendant 24 à 60 mois après le paiement d’une somme versée en garantie. Une fois cette période de location écoulée, deux éventualités se présentent au client. On peut choisir de rendre le véhicule ou bien en devenir propriétaire au prix fixé auparavant, lors de la signature du contrat. L’acquéreur exerce alors ce qu’il est commun d’appeler son option d’achat. Toutefois, durant la durée de la location, un certain plafond kilométrique doit être respecté. Il faut en plus être en mesure d’acquitter le montant parfois élevé du loyer majoré (c’est-à-dire la caution) exigé par cette formule de financement. Les loyers versés chaque mois incluent des frais de réparation et d’assurance. Cependant, l’usager du camping car reste alors un simple locataire du bien tant qu’il n’exerce pas son option d’achat le moment venu. La location avec option d’achat permet de renouveler souvent « son » véhicule de loisirs mais la limite du kilométrage restreint l’autonomie et la liberté de circuler que doivent permettre les camping cars. Il faut avoir à l’esprit qu’en moyenne, leurs utilisateurs parcourent à peu près 11 000 km chaque année.

Le choix du prêt personnel

Dans ce cas, les fonds prêtés par la banque ou l’organisme de crédit choisi sont versés de manière directe à l’emprunteur et non pas au vendeur de véhicules de loisirs. Là encore, un délai légal de rétractation de 14 jours est prévu pour la clientèle. L’acquéreur peut donc revendre son camping car pour restituer la somme empruntée en cas de difficultés financières. Il est bien sûr conseillé de comparer les taux afin de pouvoir bénéficier du crédit le moins cher du marché en fonction de sa situation personnelle. Une partie du prêt peut être utilisée pour autre chose que l’achat d’un camping car mais attention, l’acquéreur a des obligations vis-à-vis du vendeur. Même si le véhicule de loisirs n’est pas livré dans les temps ou s’il ne convient pas, les échéances du crédit doivent être payées quoi qu’il arrive. De plus, une telle alternative va souvent de pair avec des frais de dossier plutôt coûteux. Concernant les taux alléchants qui sont souvent proposés à la clientèle, la méfiance est aussi de mise. Les pourcentages attractifs mis en avant dans les publicités cachent parfois une réalité bien moins avantageuse. Ces taux peu élevés sont le plus souvent réservés aux durées de remboursement très courtes. Or l’achat d’un véhicule de loisirs onéreux entraîne en général l’échelonnement dans le temps de nombreuses échéances soutenables par le débiteur. Les intérêts se mettent alors à grimper bien vite sans que ce risque ne soit forcément explicité à la clientèle dès le début. Si l’on n’y prend pas garde, un tel crédit peut devenir exorbitant.