Suite à un drame familiale lié aux explosifs, Alfred Nobel invente et dépose le brevet de la dynamite avec le soutien d’une banque française. Avant de rendre riche l’inventeur, cette découverte a simplement changé la face du monde et aujourd’hui encore, les hommes ne peuvent renoncer à utiliser de  la dynamite.

Le 3 septembre 1864, la maison de la famille Nobel à Stockholm est pulvérisée par une explosion. Emil, le frère cadet d’Alfred Nobel, était en train de faire des expériences sur la nitroglycérine. Il meurt avec cinq autres personnes dans l’accident. L’aîné des frères Nobel – qui a compris le premier l’intérêt de la substance découverte par le chimiste italien Sombrero – veut que le sacrifice de son cadetne soit pas vain et travaille d’arrache-pied. Deux ans plus tard, ses recherches aboutissent enfin, avec le soutien d’une banque française qui a cru à sa possibilité de « maîtriser » la force dévastatrice de la nitroglycérine. En la mélangeant avec de la diatomite, une roche siliceuse au pouvoir absorbant, Alfred Nobel invente la dynamite et en dépose le brevet. La production de l’explosif, qui n’est que de onze tonnes en 1867, connaît une croissance fulgurante. Dix ans plus tard, les différentes usines implantées partout en Europe puis en Amérique du Nord en vendront cinq mille tonnes. Aujourd’hui encore, aucun chantier de travaux publics ne peut renoncer à la dynamite. Mais c’est surtout à ses usages militaires que Nobel a dû sa richesse, ce qui a tourmenté ce pacifiste convaincu. C’est ainsi qu’il a décidé de léguer sa fortune à une fondation qui porte encore son nom et qui récompense chaque année des contributions exemplaires à la paix et au bien de l’humanité.

Sa vie privée est, quant à elle beaucoup moins glorieuse. Philanthrope mais grand timide, Nobel connaît peu d’aventures, ne se marie pas et n’a pas d’enfant. Il meurt le 10 décembre 1896 dans sa maison de San Remo en Italie. Sa fortune s’estime à plus de 104 millions de dollars actuels. Commence alors une vive polémique autour de son testament.